Le Bénin s’apprête à faire rayonner sa richesse culturelle et culinaire sur la scène internationale. Du 13 au 19 juillet 2026, la ville de Yaoundé, au Cameroun, accueillera la 7ème édition de la Coupe du monde de la presse culturelle, baptisée « Grand Prix Francophilie des Médias ». Pour ce prestigieux rendez-vous, le pays sera fièrement représenté par deux professionnels des médias de proximité : Amélie Zonmadin de la radio Tado FM d’Abomey-Calavi et Serge Fanou de la Radio rurale locale de Banikoara.
Ces deux ambassadeurs de la presse béninoise sont tous deux membres de la Fédération des Radios Communautaires et Assimilées du Bénin (FeRCAB). Ils se mesureront à des confrères venus d’une dizaine de pays d’Afrique francophone, parmi lesquels le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Niger, la Guinée, la Mauritanie, le Burkina Faso, la République Démocratique du Congo (RDC) et le Cameroun, pays hôte.
La gastronomie comme pont entre les peuples
Placée sous le thème « La gastronomie traditionnelle, connexion des peuples », cette édition 2026 met en avant le pouvoir de la table pour unir les cultures. Les représentants béninois ont chacun développé une approche unique et percutante pour illustrer cette thématique à travers leurs productions journalistiques.
La journaliste Amélie Zonmadin a choisi de célébrer les similitudes culinaires du continent en mettant en lumière le Vernonia (feuille amère). Dans son œuvre, elle dresse un parallèle savoureux entre la sauce Amanvivè cuisinée au Bénin et la célèbre sauce Ndolè du Cameroun. À travers ce légume partagé et hautement apprécié, elle démontre avec brio le lien fraternel et gastronomique sous-jacent qui unit les peuples béninois et camerounais.
Cuisine, solidarité et résilience face à la crise
De son côté, Serge Fanou propose un angle profondément humain et social, ancré dans l’actualité du septentrion béninois. Son reportage met en relief la manière dont les populations de Banikoara transforment leur patrimoine culinaire en un puissant instrument d’accueil, de solidarité et d’intégration. Dans une région touchée par l’afflux de personnes déplacées en raison des menaces sécuritaires aux frontières du Niger et du Burkina Faso, la nourriture traditionnelle devient un refuge, un langage universel de paix et un vecteur d’insertion pour les réfugiés.
Pendant une semaine, Yaoundé vibrera ainsi au rythme des reportages, des analyses et des partages culturels. Les productions d’Amélie Zonmadin et de Serge Fanou porteront non seulement la voix des radios communautaires du Bénin, mais aussi les valeurs de fraternité et de résilience d’un peuple fier de ses racines.
Barnabé K.






