Le deuxième rendez-vous du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement s’est tenu le mardi 5 mai 2026 à Godomey, Commune d’Abomey-Calavi, au siège de la Clinique Les Mélodies. L’invité a nom : Dr Josias Sohinto, Président du conseil d’administration de l’Association des Cliniques Privées du Bénin (ACPB). Les échanges ont été introduits par le Coordonnateur national du REMAPSEN Michaël Tchokpodo qui a salué la disponibilité du conférencier et le rassurer d’une collaboration fructueuse entre l’ACPB et les professionnels des médias membres de son réseau.

Dr Josias Sohinto, Président de l’Association des Cliniques Privées du Bénin (ACPB)
« Le numérique et l’innovation au service des cliniques privées » ; voilà le thème autour duquel les échanges se sont déroulés. Ces discussions font le lit aux Journées nationales des Cliniques du Bénin qui seront à leur 6ème édition dès le 11 mai prochain. Le Président du conseil d’administration de l’Association des Cliniques Privées du Bénin (ACPB) a confié aux journalistes que la digitalisation s’impose comme une urgence pour les établissements de santé privés au Bénin.
Si plus de 60% des systèmes de santé dams le monde ont amorcé leur virage numérique, le Bénin reste encore à une étape initiale. « La majorité des cliniques fonctionne encore en gestion papier, malgré une nette progression de l’internet dans le pays », a déploré Dr Josias Sohinto. Le tableau n’est pas totalement sombre. Le président de l’ACPB énumère quelques avancées concrètes: installation de logiciels de gestion hospitalière dans certaines structures, usage de WhatsApp pour communiquer avec les patients, suivi des activités via Excel et un début de digitalisation de la facturation.
Télémédecine et interopérabilité : les chantiers prioritaires
Les cliniques privées du Bénin, face aux avancées considérables des technologies de l’information et de la communication, se trouvent dans l’obligation de se mettre aux pas. A entendre Dr Josias Sohinto, l’ACPB mise sur la télémédecine pour permettre des consultations à distance, réduire les coûts pour les patients et faciliter l’accès aux médecins spécialistes.
L’association compte aussi intensifier son plaidoyer auprès du Ministère de la Santé. Objectif: créer une plateforme mutualisée pour les assurances maladies et garantir l’interopérabilité entre les différents logiciels utilisés par les cliniques.
Le coût, principal frein à la transformation
Cette ambition a un prix. Dr Josias Sohinto fait ainsi savoir que cette ambition de migration digitalisée des cliniques privées engendre des dépenses onéreuses. À cela s’ajoute la nécessité de former massivement les agents de santé pour qu’ils maîtrisent les outils et s’adaptent aux exigences du numérique.
Tognimon Enock






